Revenir après une pause : ce que j’ai compris du silence

Comme vous avez sûrement pu le remarquer, depuis janvier, je me suis faite beaucoup plus discrète. Bon. . . en réalité, j’étais carrément absente. Disparition officielle. Rideau. Silence radio.

( Crédit : Lapisorium - 2026 )
( Crédit : Lapisorium – 2026 )

Et à vrai dire, moi-même, je ne sais pas exactement ce qui s’est passé. Mais j’ai l’impression qu’une prise de conscience s’est installée. Doucement. . . puis d’un coup. Sur beaucoup de choses.

Comme je le dis souvent :

 » Savoir ce que l’on veut, c’est bien. Mais savoir ce que l’on ne veut pas, c’est encore plus important. »

Ces derniers mois, ma vie personnelle a pris beaucoup plus de place que ma vie professionnelle. Je le vois notamment à mon compte Instagram personnel, bien plus actif que ces deux dernières années. (Comme quoi, j’étais vivante. Juste ailleurs.)

( Oui si j'ai eu le temps de faire des shootings photos, c'est peut-être que j'ai réussi à prendre du temps pour moi !)  (Crédit : Lapisorium -  2026)
( Oui si j’ai eu le temps de faire des shootings photos, c’est peut-être que j’ai réussi à prendre du temps pour moi !) (Crédit : Lapisorium – 2026)

J’avais besoin de revenir à la base.

Depuis l’été dernier, la boutique a littéralement explosé. Et je me suis retrouvée embarquée dans un rythme de travail. . . disons. . . sportif. Très sportif (mais sans l’échauffement.)

Bien loin de ce que le Lapisorium représentait à l’origine pour moi. Car le Lapisorium a toujours été. . . plus qu’un travail. Une passion. Un espace de création. Un laboratoire d’exploration.

Et surtout, quelque chose qui ne devait jamais devenir une obligation. Et pourtant, malgré toutes les bonnes intentions du monde. . . quelque chose a glissé. À partir du moment où ce n’est plus un plaisir, l’envie disparaît. Et ces derniers mois, ne pas travailler pour le Lapisorium est devenu source de stress terrible.

Ce qui est, vous en conviendrez, un comble assez impressionnant.

( Crédit : Lapisorium - 2026 )
( Crédit : Lapisorium – 2026 )

Le Lapisorium reste un plaisir.

Mais depuis janvier, le temps que je lui ai consacré a été bien moindre. Non pas par manque d’envie. Mais par manque très concret de temps. (Les journées n’ont toujours pas accepté de passer à 48h, j’ai vérifié.)

Ma vie personnelle s’est accélérée. Les projets pour 2026 se sont enchaînés. Et j’ai cette sensation très forte que cette année sera dense, riche, intense. . . et probablement un peu chaotique. Mais dans le bon sens du terme.

En parallèle, je travaille actuellement sur un nouveau projet pour le Lapisorium, qui viendra faire évoluer l’apparence des godets d’aquarelle. L’essence de la marque restera la même, bien sûr, avec toujours cette attention portée aux matériaux durables.

( Crédit : Lapisorium - 2026 )
( Crédit : Lapisorium – 2026 )

Mais l’esthétique va évoluer, et l’organisation aussi. . . pour me simplifier la vie. Mais surtout, cette période m’a obligée à revenir à l’essentiel.

Pourquoi ai-je créé le Lapisorium ?

Au départ, il y avait une curiosité. Scientifique et artistique.

L’envie de créer mes propres pigments. De fabriquer ma propre peinture, pour des raisons écologiques, mais aussi pour comprendre, expérimenter, explorer. Puis est venue l’envie de partager. Parce que cette peinture minérale artisanale est, à mes yeux, profondément en phase avec notre époque.

Mais à l’origine. . . je l’ai créé égoïstement pour moi.

Pour nourrir ma créativité. Pour ne jamais manquer de matière pour mes propres projets artistiques. Et aujourd’hui, force est de constater que cette part-là a presque disparu. Ma production personnelle a drastiquement diminuée, pour ne pas dire complètement disparue. Les grands projets d’illustration ont laissé place à la production pour la boutique.

( Crédit : Lapisorium - 2026 )
( Crédit : Lapisorium – 2026 )

Seul mon journal illustré m’a permis de garder un fil. Une présence créative quotidienne. Même petite. Même imparfaite. Mais ce n’est pas suffisant.

Je ne veux pas que le Lapisorium devienne une contrainte. Ni une source de pression. Je veux qu’il reste ce qu’il a toujours été : un espace de création, de recherche, d’alchimie.

Alors aujourd’hui, j’ai réfléchis à une nouvelle organisation.

Peut-être ouvrir la boutique ponctuellement, une semaine par mois, par exemple, et la fermer le reste du temps.

Pour retrouver un équilibre. Pour respirer. Et surtout. . . pour créer à nouveau. Vraiment.

Je serais très curieuse d’avoir vos retours sur cette idée.

La bonne nouvelle, c’est que si je vous raconte tout ça aujourd’hui, c’est que j’ai fait le point, remis les choses à leur place. . . et que je suis de retour.

À très vite, Nina, alchimiste du Lapisorium

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